Vers les cieux

Vers les cieux
J'ai fermé mes yeux en plein jour
J'ai vu que le noir Reigner au tour
Je voulais juste savoir
La raison de tout ce désespoir
J''ai ouvert encore les yeux
Pour pouvoir monter aux cieux
Je me suis cherchée des ailes
Pour rejoindre le plus beau ciel

C'est un monde terrible
Plein d'humain nuisible
Regardez tous ce malheur
La terre est en chaleur
Vos mains d'assassin
Nourrissent ses chagrins

Je regarde tout ce désarroi
Mon c½ur plein d'effroi
Je pleure pour cette nature assassinée
En cendre, en larmes, verdure empoisonnée
Je pleure ma terre désespérée
Je pleure ma planète violée, décolorée
Mon âme sombre dans le noir
Et vos mains assassine le moindre espoir


C'est un monde terrible
Plein d'humain nuisible
Regardez tous ce malheur
La terre est en chaleur
Vos mains d'assassin
Nourrissent mes chagrins


Je chercherai dans vos plus beaux rêves
Je m'envolerai pour que tous s'achèvent
Je demanderai à Cupidon
De vous redonner le don
De créer l'amour autours de vous
De chasser Satan de vos c½urs doux
Si seulement j'avais le pouvoir
De redonner vie à une terre d'espoir


C'est un monde terrible
Plein d'humain nuisible
Regardez tous ce malheur
La terre est en chaleur
Vos mains d'assassin
Nourrissent mes chagrins


Cessez de nuire votre terre
Cessez de détruire votre mère
Cessez de brûler son c½ur
Cessez de créer ses malheurs
La terre vaut plus chère
La terre n'est qu'un grand mystère
Source du bonheur de l'univers
Tous humains, enfants de cette terre


C'est un monde terrible
Plein d'humain nuisible
Regardez tous ce malheur
La terre est en chaleur
Vos mains d'assassin
Nourrissent mes chagrins




-benamara emel-
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# Posté le jeudi 19 avril 2007 17:38

Modifié le jeudi 19 juillet 2007 06:43

Tristesse

Tristesse
J'ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.

Quand j'ai connu la Vérité,
J'ai cru que c'était une amie ;
Quand je l'ai comprise et sentie,
J'en étais déjà dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici-bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.

Alfred de MUSSET (1810-1857)

# Posté le lundi 30 avril 2007 03:33

Au bois

Au bois
Nous étions, elle et moi, dans cet avril charmant
De l'amour qui commence en éblouissement.
Ô souvenirs ! ô temps ! heures évanouies !
Nous allions, le coeur plein d'extases inouïes,
Ensemble dans les bois, et la main dans la main.
Pour prendre le sentier nous quittions le chemin,
Nous quittions le sentier pour marcher dans les herbes.
Le ciel resplendissait dans ses regards superbes ;
Elle disait : Je t'aime ! et je me sentais dieu.

Parfois, près d'une source, on s'asseyait un peu.
Que de fois j'ai montré sa gorge aux branches d'arbre !
Rougissante et pareille aux naïades de marbre,
Tu baignais tes pieds nus et blancs comme le lait.
Puis nous nous en allions rêveurs. Il me semblait,
En regardant autour de nous les pâquerettes,
Les boutons-d'or joyeux, les pervenches secrètes
Et les frais liserons d'une eau pure arrosés,
Que ces petites fleurs étaient tous les baisers
Tombés dans le trajet de ma bouche à ta bouche
Pendant que nous marchions ; et la grotte farouche
Et la ronce sauvage et le roc chauve et noir,
Envieux, murmuraient : Que va dire ce soir
Diane aux chastes yeux, la déesse étoilée,
En voyant toute l'herbe au fond du bois foulée ?


Victor HUGO (1802-1885)
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# Posté le mercredi 02 mai 2007 03:04

Le coucher du soleil romantique

Le coucher du soleil romantique
Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons


Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
(Recueil : Les épaves)
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# Posté le mercredi 02 mai 2007 03:30

L'éternelle infidèle

L’éternelle infidèle
Sous un ciel noir décoré de bleu
Se cachent des gens malheureux
Sous le soleil brûlant d'Afrique
Se cache une femme mélancolique
Perdue entre la vie et la mort
Le parfum du péché caresse son corps
Elle aime la couleur du diable maudit
L'odeur de son vieux corps l'éblouit
Des yeux trompeurs, un léger soupir
Les caresses du péché, maudit sourire
Âme sévie, c½ur détruit par le temps
Visage pale, piégé par le jeu du destin
Elle a fait de la solitude sa seule amie
Elle restera seule toute sa pénible vie
Misérable, maudite par cette société
Car elle a offert au diable sa dignité
Le poison amer de la passion d'une nuit
Le décor change dés la cloche de minuit
Les draps de soie se froissent
Des souvenirs de la nuit d'hier s'effacent
Les mains du diable la prennent, la caressent
La douleur du diable de la nuit ne cesse
Le parfum de la douceur l'empoisonne
Le chagrin des nuits pales l'emprisonne
Le c½ur en bloque de glace l'assassine
La rivière noire de ces rêves la chagrine
Des larmes en verre, sang mélangé au vin
Un baiser du diable, une caresse d'assassin
Le mal est en elle, la douleur l'accompagne
Sa seule amie partage son verre de champagne
Son lit plein d'épines la console chaque soir
Du chagrin qui lui chante la fin de sa gloire

-benamara emel-

# Posté le dimanche 06 mai 2007 05:18

Modifié le jeudi 19 juillet 2007 05:41